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EL BRUJO

Vue de l’exposition de Louidgi Beltrame “El Brujo”, Palais de Tokyo. Sam Art Projects. Photo Aurélien Mole. Courtesy de l’artiste.

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Louidgi Beltrame
El Brujo
Palais de Tokyo
Commissaire : Julien Fronsacq
18.02.2016 – 16.05.2016

 

Dans la salle de cinéma historique du Palais de Tokyo, Louidgi Beltrame présente son nouveau projet : El Brujo. Ce titre qui signifie « le sorcier » en espagnol est aussi le nom d’un site archéologique mochica. C’est sur cette plage de la côte péruvienne que l’artiste a tourné une partie de son film : le guérisseur José Levis Picón y rejoue la séquence finale du film de François Truffaut Les Quatre Cents Coups (1959) où le jeune héros Antoine Doinel, interprété par Jean-Pierre Léaud, s’enfuit vers le rivage. Le célèbre acteur français prend lui aussi part à l’oeuvre de Louidgi Beltrame, filmé à la dérive dans les rues de Paris.
A travers ces transpositions, l’artiste orchestre une série de déplacements, une migration des personnages, des motifs et des époques : «Antoine Doinel est déplacé dans l’espace et dans le temps, mais aussi dans le langage. En Aymara, langue amérindienne vernaculaire, le passé se situe devant le locuteur et le futur derrière lui. »
Aux lignes géométriques du paysage péruvien fait de pyramides et d’excavations répond la structure du montage filmique composée de travellings et de plans panoramiques sur la musique modulaire et synthétique du morceau Triangle (1979) de Jacno.
Cette même idée de glissement se poursuit dans l’esthétique des affiches du film collées sur les murs. Les graphistes Coline Sunier et Charles Mazé y mêlent les illustrations du célèbre archéologue Julio Tello aux couleurs fluo des posters chichas qui recouvrent les bords des routes de Lima.

 

Louidgi Beltrame est né en 1971 et vit à Paris. Par l’emploi du déplacement spatiotemporel et de l’anachronisme, il nous invite à une expérience de la durée : celles de l’histoire et du temps présent.

 

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