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LES CINQ FINALISTES POUR LE PRIX SAM 2017 SONT

MATHIEU ABONNENC

ELIZAVETA KONOVALOVA

EVANGELIA KRANIOTI

ABRAHAM POINCHEVAL

LOUIS-CYPRIEN RIALS

Le nom du lauréat sera annoncé le 14 décembre au Palais de Tokyo.


LES PROJETS DES FINALISTES

Portrait de Mathieu Abonnenc, courtesy de l’artiste et de la galerie Marcelle Alix

Portrait de Mathieu Abonnenc, courtesy de l’artiste et de la galerie Marcelle Alix

MATHIEU ABONNENC

Titre du projet : Maraudeur
Pays de destination : Guyane, Suriname

Le projet de Mathieu Abonnenc consiste à réaliser un film de fiction dont le décor se situerait à la frontière entre le Suriname et la Guyane. A travers le périple de deux hommes voguant en pirogue sur une rivière surinamaise puis s’enfonçant dans une forêt du Haut-Maroni (Guyane), Mathieu Abonnenc souhaite rendre compte des différentes « strates historiques » de ce territoire.

« De l’esclavage à l’orpaillage dans les secrets des forêts guyanaise et surinamaise, du maronnage à la guerre de libération, du socialisme révolutionnaire à la dictature militaire, j’aimerais évoquer avec ce film ces mouvements collectifs de transformation de la société d’une manière indicielle, souterraine, en les dissimulant dans les plis de la végétation, dans les gestes et les voix de ces deux hommes, dans les profondeurs réfléchissantes du fleuve. »

Maison de Joseph Bernes, orpailleur de Wacapou (Guyane) en 1986, extrait de la présentation du projet de Mathieu Abonnenc

Maison de Joseph Bernes, orpailleur de Wacapou (Guyane) en 1986, extrait de la présentation du projet de Mathieu Abonnenc


Portrait d’Elizaveta Konovalova, courtesy de l’artiste

Portrait d’Elizaveta Konovalova, courtesy de l’artiste

ELIZAVETA KONOVALOVA

Titre du projet : Monologues d’un terrain vague
Pays de destination : Russie

Le projet d’Elizaveta Konovalova propose de mettre en lumière sept perceptions différentes d’un même territoire (la ville de Kaliningrad en Russie), grâce à plusieurs installations vidéo. A l’issue d’un travail préparatoire débuté en 2014, l’artiste a choisi de réaliser son projet sur ce territoire appartenant initialement à la Prusse orientale (ex Königsberg) puis intégrée à l’URSS à partir de 1945 et alors rebaptisé Kaliningrad.

Elizaveta Konovalova qualifie cette ville de « patchwork aux contrastes improbables ». La figure du « terrain vague », incarnée par la place centrale de la ville, est le prisme vers lequel convergent tous les angles d’approche différents qu’elle a pu avoir sur la ville, entre visions nostalgiques d’un autre temps et projections futuristes.

Vues du terrain vague de la place centrale de Kaliningrad, extrait de la présentation du projet d’Elizaveta Konovalova

Vues du terrain vague de la place centrale de Kaliningrad, extrait de la présentation du projet d’Elizaveta Konovalova


Autoportrait d’Evangelia Kranioti, courtesy de l’artiste

Autoportrait d’Evangelia Kranioti, courtesy de l’artiste

EVANGELIA KRANIOTI

Titre du projet : Esclavage moderne (“kafala”) à Beyrouth
Pays de destination : Liban

Le projet d’Evangelia Kranioti porte sur la condition des employées de maison étrangères à Beyrouth, soumises à un régime de parrainage obligatoire (« Kafala »). Issues de communautés sénégalaises, sri-lankaises ou philippines, ces femmes sont souvent victimes des abus et de la violence de leur kafil (tuteur), subissant ainsi une forme « d’esclavage moderne ».

L’artiste souhaite suivre le quotidien de ces femmes et capturer notamment leurs rares moments de liberté et de fête, lorsque leur tuteur leur laisse un jour de répit et qu’elle se « métamorphosent » en « êtres libres ». Les images récoltées seront ensuite diffusées via une installation vidéo multi-écrans.


Exotica, Erotica, Etc., film réalisé par Evangelia Kranioti, 2015

Exotica, Erotica, Etc., film réalisé par Evangelia Kranioti, 2015


Portrait d’Abraham Poincheval, crédit photo : J-C Lett

Portrait d’Abraham Poincheval, crédit photo : J-C Lett

ABRAHAM POINCHEVAL

Titre du projet : Marcher dans la canonnée nuageuse
Pays de destination : nuages

Qui n’a jamais eu envie de poser le pied sur la matière duveteuse des nuages, en regardant par la fenêtre du hublot d’un avion ?

Abraham Poincheval souhaite s’en donner les moyens grâce à son projet qui se déploierait à près de 4000m d’altitude. Aidé d’un ballon dirigeable et suspendu à un câble, il marcherait au dessus d’une « canopée » de nuages tout en étant filmé par un drone. Le résultat serait ensuite projeté à 360° afin de plonger les spectateurs dans une immersion totale.

Projet pour marcher sur la canopée nuageuse, courtesy de l’artiste

Projet pour marcher sur la canopée nuageuse, courtesy de l’artiste


Portrait de Louis-Cyprien Rials, crédit photo : Camille Zakharia

Portrait de Louis-Cyprien Rials, crédit photo : Camille Zakharia

LOUIS-CYPRIEN RIALS

Titre du projet : Sans Titre
Pays de destination : Ouganda

Louis-Cyprien Rials propose de réaliser un documentaire vidéo et photographique sur une communauté de cinéastes ougandais surnommée « Wakaliwood » et produisant des films artisanaux « ultraviolents ».

L’artiste souhaite dévoiler les dessous de la production de ces films (effets spéciaux, décors, castings), dont certains sont devenus mondialement connus grâce à internet (Who Killed Captain Alex ?, 2010). Il prévoit également de réaliser une série photographique sur la vie quotidienne au sein des plateaux de tournage et l’exposition d’une série d’affiches et de décors de cinéma produits localement.